Axe I – Aspects économiques. Niveau – Industriel
L’essor des systèmes préfabriqués en bois dans la construction s’accompagne de défis financiers majeurs. Les banques et les assureurs, soucieux des risques associés à ces innovations, appliquent des conditions plus strictes qui en freinent le développement. Des primes d’assurance élevées posent obstacle à leur mise en œuvre et réduisent la compétitivité des bâtiments en bois massif, avec des coûts pouvant être jusqu’à quatre fois supérieurs au Canada. Aux États-Unis, le manque de données complique l’évaluation des risques, limitant l’accès au crédit. Comment adapter les politiques financières pour lever ces obstacles et favoriser l’essor de la construction en bois ?
« CLT production in the continent rose from 25,000 m3 in 1996 to 340,000 m3 in 2010. »
Laguarda Mallo et Espinoza, 2015
Photo by Pexel
17 536 sinistres …
« En examinant la base de données en sinistre incendie de la ville de Toronto, on a extrait 17 536 sinistres survenus pendant les années 2011 à 2019. Le montant moyen des coûts par sinistre est de 40 296 $. Un sinistre d’un montant de 50 000 000 $ est survenu en 2019. »
source: Barde, Chuisseu et Marceau, 2023
Modélisation et tarification en assurance construction, notamment pour les structures en bois
Les primes d’assurance chantier pour les bâtiments en bois massif sont beaucoup plus élevées que celles pour d’autres types de construction. L’article examine le rôle des actuaires dans la quantification de ce risque pour tenter de trouver des solutions à cette problématique. Le manque de données est identifié comme la majeure barrière pour une juste tarification de ces primes.
Barde et Marceau, 2023
Faster & Greener: Canada’s Top Bank Says ‘Yes’ to Mass Timber
L’article souligne la croissante demande pour la construction en bois massif au Canada. Selon l’auteur, de bonnes politiques permettraient non seulement de réduire les émissions totales du Canada de 10 % au cours des sept prochaines années, mais aussi de débloquer une industrie du bois massif d’une valeur d’un milliard de dollars.
Ross, 2023
A Credit Perspective on Mass Timber, As Its Use in U.S. Construction Projects Builds
Ce rapport présente une analyse de la performance financière des projets immobiliers en bois massif en Amérique du Nord. Selon les auteurs, ces projets sont plus rentables que ceux en acier ou en béton. Or, les cotes de crédit n’ont pas été ajustées en raison du manque d’information sur les performances.
Crawford, Augustyn et Stafford, 2024
Article
Building with Cross Laminated Timber: Insurance Considerations
Le bois lamellé croisé (CLT) gagne en popularité grâce à sa durabilité environnementale, sa polyvalence et ses coûts réduits. Cependant, des inquiétudes subsistent concernant la résistance au feu, la longévité et l’assurabilité, notamment en raison du manque de données historiques sur les sinistres. Les assureurs adoptent une approche prudente, exigeant souvent des systèmes de gicleurs. Malgré ces défis, l’utilisation de CLT continuera d’augmenter, nécessitant une planification proactive et une collaboration précoce avec les assureurs. Article.
Marsh, 2024
Article
Insurance costs more than six times greater for wood frame buildings than for concrete buildings, new study finds
Cet article de blogue discute une étude réalisée par le Conseil canadien du béton selon lequel l’assurance chantier est beaucoup plus coûteuse lorsqu’il s’agit d’un bâtiment en bois. Les risques d’incendie et d’absorption de l’humidité expliqueraient cette situation.
Canadian Underwriter, 2016
Blogue
Addressing insurers’ concerns over wood-frame construction
Cet article offre la perspective des compagnies d’assurance au sujet de la construction en bois. On y discute notamment de l’importance de la qualité des données relatives aux projets pour diminuer les primes d’assurance chantier.
Lockton, 2024
« Interviews with three underwriters and data from the Canadian Wood Council (CWC) show that builders’ risk insurance rates per $100 monthly for comparable wood and concrete buildings are on average $0.008 for concrete and $0.053 for wood »
source: Canadian Underwriter, 2016
Blogue
Timber Rising: How Wood Can Spur Canada’s Green Building Drive
Cet article résume les barrières financières à l’adoption du bois massif en construction, notamment celles propres à l’acquisition des assurances chantier. L’auteur suggère que la normalisation des risques d’incendie pour les bâtiments en bois massif, durant la construction et l’occupation, permettrait de réduire les primes d’assurance.
Truong-Regan, 2023
Fiche
Overcoming psychological barriers to widespread acceptance of mass timber construction in Australia
Ce rapport traitant du bois massif dans l’industrie de la construction en Australie analyse les principales barrières financières à son adoption à l’aide de deux études. La perception du risque par les banques et compagnies d’assurances est identifiée comme l’un des blocages. Selon les auteurs, le partage d’informations au travers d’études de cas serait la meilleure façon de surmonter ces barrières.
Kremer et Symmons, 2016
Article
Awareness, Perceptions and Willingness to Adopt Cross-Laminated Timber by the Architecture Community in the United States
La technologie du bois d’ingénierie offre une opportunité d’optimiser l’utilisation d’éléments de petites dimensions en construction et d’ajouter de la valeur à l’industrie forestière. Selon les auteurs de cet article, le coût initial de l’investissement est la barrière la plus importante pour profiter de cette opportunité. Article
Laguarda Mallo et Espinoza, 2015
Article Magazine Formes
Enjeux de la tarification actuarielle pour l’assurance chantier de bâtiments en bois massif
L’un des principaux blocages à l’adoption du bois massif dans la construction sont les primes plus élevées d’assurance chantier dans ce cas. Selon les auteurs, l’assurance chantier peut s’ajuster à la baisse grâce à des études statistiques qui analysent le risque d’incendie.
Barde, Chuisseu et Marceau, 2023
« in the United States, the total stock of mass timber buildings is projected to double every two years through 2034 »
source: Crawford, Augustyn et Stafford, 2024




