à propos de nos séminaires INTERFACES

Nous cherchons à examiner les interfaces existantes entre les composantes des systèmes complexes dans le domaine de la construction.

Des lieux de connexion entre les professionnels et les chercheurs

Nos séminaires INTERFACES visent à identifier, analyser et développer des approches exemplaires pertinentes en matière d’architecture durable au Canada et ailleurs. Ils reconnaissent que plusieurs travaux et un grand nombre d’efforts sont déjà consacrés à l’étude en profondeur des technologies constructives, de la performance du bâtiment, de la durabilité urbaine, des méthodes de conception, pratiques collaboratives et participatives, modes de réalisation, outils de modélisation et de beaucoup d’autres aspects du domaine de la construction.

En revanche, peu de travaux pratiques et théoriques traitent des relations existant entre ces aspects de la pratique et les concepts théoriques qui les sous-tendent. Beaucoup plus de travaux sont ainsi consacrés, par exemple, à l’étude des dimensions techniques de la pratique plutôt qu’à la compréhension: (a) des interfaces entre l’échelle du bâtiment et l’échelle urbaine; (b) des relations entre divers types de technologies constructives; (c) des relations entre les outils de modélisation (type BIM) et les modes de réalisation du projet; ou (d) des interdépendances entre la performance anticipée des bâtiments et les usages réels de ceux-ci. De cette façon, malgré le fait qu’un consensus existe quant à l’importance d’adopter une approche systémique aux études sur l’architecture, la construction et la durabilité, l’analyse de ces relations, ces interfaces et ces interdépendances reste souvent insuffisante.

En réponse à cette lacune théorique et pratique, la programmation de la Chaire vise à examiner les interfaces existantes entre les composantes des systèmes complexes dans le domaine de la construction, incluant les relations entre les objets physiques (par exemple, les sous-systèmes constructifs ou les technologies constructives), les humains (les acteurs du projet, usagers, occupants, donneurs d’ouvrage et autres parties prenantes) et les processus (tels que les méthodes de réalisation, stratégies de maitrise d’ouvrage, mécanismes de collaboration et de participation, etc.).

Nos séminaires visent donc à « problématiser » davantage les résultats de recherche disponibles ainsi que leur mise en application dans des projets d’architecture et de construction

Photo: Projet de Jade Lachapelle, 2017. Université de Montréal.

Trois lentilles

Nos séminaires reconnaissent que les relations entre les éléments des systèmes complexes peuvent être analysées à travers trois lentilles : les performances du projet (faire mieux), les processus nécessaires pour créer le projet (bien faire) et l’éthique du projet (faire bien). Ainsi, les relations entre les éléments peuvent être considérées simultanément comme objets de réflexion sur la performance du produit final, sur les processus de réalisation de ce produit final et sur l’éthique de l’action. Ces lentilles permettent d’examiner les enjeux de responsabilité de l’acteur du projet envers la société, la nature et l’œuvre architecturale elle-même. Notre approche nous permet de transcender les approches dogmatiques à la durabilité (le « greenwashing » ou l’obsession quant à la performance énergétique, par exemple). Elle nous permet aussi de construire des liens entre divers corpus de connaissances ou plusieurs études détaillées réalisées par d’autres institutions de recherche.

Photo: Projet de Dany Guimond, 2017. Université de Montréal.

Nouveaux liens

Cette programmation produira donc des contributions innovatrices, en soulignant les relations, les tensions, les interfaces et les liens entre des objets d’analyse qui sont souvent étudiés en silos. Elle permettra également d’identifier des recommandations pratiques avec et pour les professionnels et les décideurs. En effet, la réalisation d’un environnement bâti résilient, performant, éco-responsable (et nous ajouterons dans cette programmation : éthique et juste) dépend d’un dialogue constant et engagé avec des acteurs non académiques, incluant les autorités locales, des firmes vouées à la qualité architecturale ainsi que des organismes communautaires, ONG et agences locales et internationales.

Photo: Projet de Danaé Vandal, 2017. Université de Montréal.

Format et public cible

Les séminaires INTERFACES ont lieu au moins une fois par année. Il s’agit d’une activité de formation et d’échanges (de 4 à 6 heures), offerte aux étudiants (non-créditée) et aux professionnels du domaine de l’aménagement. Les séminaires sont organisés et animés par des membres de la Chaire. 


Notre programmation de recherche vise à identifier, analyser et développer des approches exemplaires pertinentes en matière d’architecture durable au Canada et ailleurs.


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