Depuis très longtemps, le Québec est un exportateur de matières premières en bois et le lieu d’une importante industrie de construction à ossature légère. Or, depuis quelques années, l’industrie forestière fait face à une diminution de la demande mondiale de papier et une complexification des échanges commerciaux avec les États-Unis. En parallèle, le développement de nouvelles technologies telles que le bois lamellé croisé et la préfabrication en bois, de même que des connaissances sur les propriétés des produits biosourcés, permettent désormais la construction des bâtiments plus hauts et plus performants. Il s’agit d’une occasion importante pour l’industrie québécoise d’ajouter de la valeur au processus constructif et de se positionner non seulement comme un exportateur de matière première, mais aussi d’un savoir-faire et d’une technologie innovante. Quel rôle le gouvernement peut-il jouer pour encourager le développement technologique dans l’industrie du bois, et ainsi soutenir le développement économique ?

« Le bois fait un retour dans la construction d’immeubles de plusieurs étages. Après avoir cédé sa place au béton et à l’acier, il s’immisce sous de nouvelles formes et aspire à reprendre une partie du terrain perdu. »
Bonneau, 2015
Photo: Shutterstock
23 % …
« L’utilisation des podiums en bois au lieu du béton a le potentiel de faire augmenter l’utilisation du bois dans les bâtiments de six étages jusqu’à 23 %. »
Source: FPInnovations, 2019
Étude de marché – CirCerb
Ce rapport présente un portrait de l’évolution de l’industrie de la préfabrication des bâtiments en bois au Québec. Selon l’auteur, dans les prochaines années, le marché des produits préfabriqués en bois connaîtra une croissance, principalement grâce à l’augmentation de la demande aux États-Unis.
Cid, 2020
L’industrie des produits forestiers au Québec : La crise d’un modèle socio-productif
Cet article décrit l’état de crise auquel l’industrie forestière québécoise faisait face vers 2010. Selon les auteurs, un ensemble de facteurs de type économique, organisationnel et institutionnel se sont conjugués, produisant une perte massive d’emplois.
Barré et Rioux, 2012
Cartographie du modèle d’affaires de Katerra
Ce rapport présente une analyse du modèle d’affaires de Kattera, une firme qui a connu une croissance rapide dans le marché de la construction en Amérique du Nord. En suivant les expériences des entreprises de technologies numériques, le modèle d’affaires de Katerra se base sur la création d’un environnement où l’innovation et la technologie se mettent au service de la productivité. Cependant, l’article conclut que les modèles des affaires ne sont pas fixes ; ils évoluent dans le temps.
Franz et Leicht, 2016
Article
Forest sector circular economy development in Finland: A regional study on sustainability driven competitive advantage and an assessment of the potential for cascading recovered solid wood
En utilisant le développement durable et l’économie circulaire comme cadre théorique, les auteurs présentent les résultats de deux études de cas sur la productivité et l’avenir de l’industrie forestière en Finlande. L’article affirme que le développement durable a besoin d’incitations gouvernementales pour que le bois soit utilisé dans la construction.
Husgafvel et al., 2018
Article
Le droit forestier à l’épreuve de la transition énergétique : Des limites affectant la production durable de biomasse forestière au Québec
Cet article reconnaît l’importance de valoriser la biomasse forestière au Québec dans le contexte de la transition énergétique, une possibilité parallèle aux objectifs de développement économique présents dans la Charte du bois. Or, selon les auteurs, il faudra surmonter plusieurs barrières de nature juridique pour profiter de cette occasion.
Côté-Jinchereau et al., 2021
Article
Cross-laminated timber vs concrete/steel: Cost comparison using a case study
Cet article analyse les coûts de construction des bâtiments selon le matériau structural utilisé à l’aide d’une étude de cas sur un centre d’arts sur la côte ouest des États-Unis. Les auteurs ont comparé le coût des matériaux, le coût de la main-d’œuvre et la durée de la période de construction. Ils concluent que le bois est le matériau le moins cher, puisqu’il s’assemble partiellement en usine, ce qui réduit la durée du chantier ainsi que les coûts liés à la main-d’œuvre.
Laguarda et Espinoza, 2016
Article
Exploring the regional-scale potential of the use of wood products in non-residential buildings: A building permits-based quantitative approach
Cet article fait une projection de la croissance potentielle de la demande du bois québécois pour la construction des bâtiments non résidentiels. Selon les auteurs, la construction des bâtiments de moyenne et grande hauteur en bois aura seulement un impact modeste dans la récolte du matériau.
Cordier et al., 2019
Article de presse
La revanche du bois
Cet article de presse parle de l’adoption du bois comme matériau de construction pour bâtiments de moyenne et grande hauteur. L’article se concentre sur le développement des technologies innovatrices qui permettent de fabriquer des « parties » en usine et de les assembler sur le chantier. Selon l’auteur, grâce aux attributs écologiques du matériau, le bois sera davantage utilisé dans la construction au Québec.
Bonneau, 2015
Article de presse
Le bois prend de l’altitude
Cet article de presse offre une synthèse concise des principaux défis associés à l’utilisation du bois dans la construction. Il aborde notamment la résistance au feu, les progrès technologiques en matière d’assemblage, et les caractéristiques environnementales de ce matériau. La conclusion de l’article souligne la nécessité de ne pas se limiter à la construction exclusive en bois. Au contraire, il préconise une approche combinant le bois avec des éléments minimes d’acier et de béton comme la meilleure stratégie pour accroître la compétitivité de ce matériau sur le marché.
Perrault, 2023
« L’usine de Tracy comprend 30 robots fixes, 12 robots mobiles et un processus de fabrication numérique utilisant la technologie des véhicules autoguidés. C’est un changement radical. Elle accélérera la production de composantes de construction de haute qualité fabriquées avec précision. L’usine comprendra une seule ligne automatisée destinée à la fabrication de produits en bois (mur, plancher et toiture). »
Source: Franz et Leicht, 2016




